vendredi 3 juillet 2009

Peter Van Huffel, en toute liberté

Le saxophoniste alto Peter Van Huffel est canadien et installé à Berlin, serait-il un peu citoyen du monde ? Les six années passées à New-York City ne sont pas restées inaperçues, les clubs tels que le 55 bar n'ont pas raté l'occasion de le programmer. L'artiste travaille beaucoup, c'est sûr, le résultat ? Un son exceptionnel, un langage achevé, une technique époustouflante au service de fantastiques paysages complexes, dont les tensions ne sont pas absentes. Son quintette du premier enregistrement "Sylvester Battlefield" est volontiers dans une improvisation débridée, contrastant avec des parties plus structurées et des mélodies travaillées. Des rythmes clivés rappellent sur certains morceaux le travail de Steve Coleman (Braxton et Brötzmann ne sont pas loin non plus).
L'actuel quartette de Peter Van Huffel (Miles Perkin - contrebasse, Samuel Rohrer - batterie et aussi le pianiste Jesse Stacken) confirme son talent de compositeur, ils ont eu le temps de faire connaissance. Ils seront à nouveau en studio ce mois-ci pour enregistrer les nouvelles productions. Cette formation sera en concert deux fois à Berlin, juste avant les séances : le 14 juillet au B-Flat et le 16 juillet au Schlot. Il faudra saisir cette opportunité d'écouter l'œuvre prometteuse de cet artiste méconnu. Voici un article en anglais dans all about Jazz au sujet du CD "Sylvester Battlefield" puis une biographie, dithyrambique comme il se doit, au sujet de Peter Van Huffel.
A noter, parmi les projets de Peter Van Huffel, celui avec la chanteuse Sophie Tassignon astucieusement nommé "Hufflignon"... Celui-là aussi a attiré mon attention et j'aurai l'occasion d'en reparler.

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