Les quatre (Gerhard Gschlößl - trombone, Rudi Mahall - clarinette basse, Johannes Fink - contrebasse et Christian Lillinger - batterie) offrent un jazz teinté de blues et de bourrée, biscornu, empreint de fausse maladresse. Des "drives" qui accèlèrent, ralentissent sur des mélodies qui tout à coup déraillent présentent des paysages quelque peu apocalyptiques, très teintés d'humour, de dérision et de déraison. Gerhard Gschlößl expose et développe sa pensée en virtuose, passe sans sourciller des infra-sons au suraigus en de longues phrases à l'intensité variable. Rudi Mahall répond sèchement en petites phrases grinçantes, les sons qui sortent de sa clarinette basse sont tantôt ceux d'une flûte, tantôt ceux d'un saxophone, tantôt le crissement de deux pierres de silex frottées l'une contre l'autre. Johannes Fink accroche le groupe au jazz, par des walkings tonitruants mais "ouvre" régulièrement pour laisser passer les quarts d'heures de folie qui passent de temps à autre. Christian Lillinger prouve encore une fois qu'il est un musicien à part entière et ne laissera passer aucune occasion d'affirmer son rôle de soliste dans un groupe de quatre... solistes. Au cours du deuxième set, ils furent rejoints par l'excellent saxophoniste italien de passage à Berlin : Piero Bittolo Bon du collectif "El Gallo Rojo".
A nouveau un concert d'exception dans une série de concerts d'exception "Kollektiv Stage", ceux du Jazzkollektiv Berlin. A dimanche prochain, pour le concert du Uli Kempendorff Quartett ! L'inflation est à zéro, toujours 5 euros l'entrée (par personne)... A ne pas rater !
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